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Chuck
Close
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La composition
et le sujet des tableaux de Chuck Close sont restés
les mêmes depuis ses débuts en 1967 :
la reproduction en gros plan de la figure humaine.
Rejetant tout traitement humaniste des visages il
les traite comme une carte dont la topographie est
uniformément intéressante. Le front,
les yeux, les joues ou le menton font l’objet
d’un intérêt égal. Il s’intéresse
au flou que l’œil humain élimine
mais que l’objectif permet de voir.
S’il a été étroitement
lié dès ses débuts au mouvement
hyperréaliste, sa démarche l’a
amené à explorer constamment des méthodes
ou des matériaux nouveaux.
Ainsi dans les années 80, Chuck Close, handicapé
par un sévère problème médical
a développé de nouvelles techniques
pour surmonter son handicap et produire les plus dynamiques
et les plus inspirées de ses toiles.
Chuck Close prend des sortes de photos d’identité,
des Polaroids au format 60/51 cm; le sujet peut se
voir instantanément, ce qui permet de discuter
des prises de vue et d’en faire d’autres
s’il ne se reconnaît pas.
Celles-ci sont exécutées en noir et
blanc et en couleur : Close choisit ensuite la version
la plus intéressante pour son tableau.
Il dessine ensuite sur acétate une grille posée
sur le Polaroid. Celle-ci est ensuite reproduite sur
la toile; ce n’est qu’après que
la peinture est exécutée: Close travaille
de gauche à droite en procédant par
groupes de 4 carreaux composant chacun les pièces
d’une sorte de puzzle.
Ces figures géométriques sont aujourd’hui
beaucoup plus libres adoptant un aspect organique.
Jamais la peinture de Chuck Close n’a été
aussi intuitive.
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