| Franz Gertsh
s’épanouit dans un réalisme radical
; il est sans conteste, hyperréaliste.
Rarement l’illusion photoréaliste n’aura
été aussi spectaculaire que sur ses
toiles.
Son œuvre est une lente exploration, en grand
format le plus souvent, du réel que l'appareil
photographique peut saisir.
De 1947 à 1950, Franz Gertsch fréquente
l'école de peinture de Max Von Mühlenen,
à Berne, où la galerie Simmen présente
en 1949 sa première exposition personnelle.
La première des peintures réalistes
de Franz Gertsch date de 1969:« Huaa ...!
», cavalier au galop, sabre levé, interprète
une double page du périodique Salut les copains.
Suivent dès 1970 les scènes de famille
ou de groupes, et les portraits « en situation
» d'amis du milieu de l'art. En 1972, à
la faveur de Documenta 5, à Kassel, qui «
interroge la réalité », Franz
Gertsch participe à sa première grande
exposition collective. L'année suivante, avec
« Franz et Luciano », son oeuvre s'oriente
vers les représentations de un ou plusieurs
personnages plus cadrés dans leur présence
et spécificité propres.
« Patty Smith », en 1979, marquera
la conclusion de cette phase.
La Biennale de Venise l'invite en 1978 à exposer
dans le cadre de « Dalla natura all'arte. Dall'arte
alla natura ». Le grave et grand autoportrait
de 1980 engage la focalisation de l'artiste sur le
portrait jusqu'à « Johanna II
», peinture achevée en 1986. Commence
alors dans l'œuvre de Franz Gertsch un nouveau
chapitre qui va occuper sans partage près d'une
décennie : la gravure sur bois, exécutée
selon une technique de « piquage »
A ce jour ce pan majeur de l'œuvre gravée
comprend un peu plus de 20 sujets aux dimensions très
larges. En 1994, l'artiste reprend le pinceau à
la faveur de quelques peintures sur japon, à
motifs végétaux culminant dans
« Lapis-lazuli : 8.III.1995 »,
qui est une méditation totalement « abstraite
» sur la couleur, le ciel nuageux, l'élémentaire
et l'eau, dans leur immense magma. Suivent, toujours
en très grand format, des toiles sur le thème
de l'herbe entre 1995 et 1997. Il entreprend alors
un nouveau portrait monumental, « Silvia
», aux échos Renaissance, achevé
en 1998 et qu'on verra à la Biennale de Venise
de 1999, alors qu'il est en train d'en réaliser
une variante, menée à terme en 2000.
L'œuvre peint de Franz Gertsch compte ainsi,
depuis 1969, un peu moins de 50 grands formats, 10
petits formats, et 30 travaux moyens ou sur papier.
En 1999-2000, le peintre-graveur suisse se tourne
à nouveau vers l' estampe et délivre
une variation gravée de « Gräser
II », tableau de 1996-1997.
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