
Chapitre 1
Prologue
Les
rapports de l’homme avec la réalité ne sont jamais figés. Ils échappent
constamment à quelque emprise que ce soit car si l’homme fait la réalité, la
réalité fait à son tour l’homme. C’est un rapport de force permanent ou il n’y
a ni gagnant ni perdant. Mais au-delà du champ de bataille, c’est une symbiose
qui s’opère. L’histoire n’en retient que quelques moments de rupture.
Si
l’on se place dans le cadre de l’évolution de la création artistique,
l’hyperréalisme représente un de ses moments de rupture, car il consacre ce qui
hier était suspect voire sans intérêt. Rupture également parce que le travail
artistique avait depuis quelques années tourné le dos à la peinture et depuis
bien longtemps à la figuration qui renvoie à la réalité. 69
Tout
au long de la période pendant laquelle l’art abstrait a dominé, le réalisme a
recherché une nouvelle identité tant en Europe qu’aux Etats-Unis. En se
cramponnant à des traditions de style périmées et en refusant de rompre les
liens avec l’iconographie qui y était rattachée, le réalisme avait pour la plus
grande part dégénéré en une figuration purement stylistique, qui avait perdu
tout contact avec la réalité et se trouvait dans l’impossibilité de se
développer et d’incarner le réalisme des temps modernes27.
Né
à la fin des années soixante le mouvement pourrait n’être considéré que comme
l’un des nombreux avatars de la peinture moderne si les peintres qui ont initié
le mouvement n’avaient continué de produire et d’améliorer leur technique,
relayés par une puis deux générations d’artistes plus jeunes qui perpétuent et
renouvellent la tradition.

Fig. 1. Charles Bell, Majorette, 1993, Huile sur toile, 56/84
in.
L’hyperréalisme n’est pas un mouvement au
sens formel. Il n’a pas de manifeste et beaucoup de ses artistes ne se sont
jamais rencontrés.
Peut-être
y a t’il lieu de parler d’une sensibilité commune se caractérisant par la
distance entre l’artiste et son sujet, par l’utilisation de la photographie et
par un engagement total et laborieux de l’artiste, soucieux de rendre avec
exactitude la forme, la lumière et la couleur.19
L’hyperréalisme
est une tendance relativement unifiée ou chaque peintre traduit quasiment de la
même manière le paysage contemporain et plus particulièrement les images d’une
société moderne. Ce n’est pas le style qui les différencie mais le thème
privilégié par chacun d’eux.11 Rejetant la subjectivité affective propre à la
peinture réaliste traditionnelle et académique, le peintre hyperréaliste ne dit
pas au spectateur comment il doit ressentir le sujet, il affirme tout
simplement qu’il existe et qu’il vaut la peine d’être regardé parce qu’il
existe. Les efforts de l’artiste (souvent plusieurs mois de travail sur
une même peinture) imprègnent les choses d’une signification nouvelle, mais
elles ne sont ni surestimées ni sous estimées.
On
a pu qualifier de « virtuoses » les hyperréalistes parce qu’ils
parvenaient à une perfection telle que l’on en arrivait à confondre leurs
toiles avec des photographies.
Certains
argumentent qu’ainsi ces peintres ne présenteraient qu’un simple constat froid
de leur environnement, sans analyse subjective.
Au-delà
de cette absence de commentaires directs, il paraît réducteur de ne considérer
l’hyperréalisme que comme une représentations mécanique et froide
Cette
apparente impersonnalité est en effet démentie par le fait que, ces peintres
prenant eux-mêmes les photos à partir desquelles ils travaillent, une
considérable latitude leur est laissée en termes de sujet, de disposition,
d’éclairage, de composition et de couleurs.
De
plus un grand nombre de peintres modifient la photo.
Enfin
le fait de peindre laborieusement, ceci pendant des mois, ce que
l’appareil photo peut instantanément reproduire sans effort n’est pas dénué de
sens : le tableau n’est pas une photo et lors de ce lent processus
d’effort humain, il acquiert sa propre personnalité pour délivrer une vision
intensifiée et densifiée de ce qu’il représente.
En
retour le tableau restitue lentement cette charge de travail et de recherche
dont il a été imprégné.
Il
se dégage d’autre part, au travers du caractère illusionniste de ces
représentations minutieuses des moindres détails d’un reflet dans une vitre ou
de chaque cheveu d’une coiffure, une folie fascinante et effrayante. Aussi,
bien qu’il soit considéré comme froid et dépourvu de tout engagement,
l’hyperréalisme présente un caractère héroïque : en choisissant
délibérément de faire lentement ce que certains media peuvent réaliser
instantanément et sans effort, il affirme la valeur de l’effort humain.
On
peut trouver dans cette vieille idée romantique de l’épuisement des accents de
performance.
Il
y en a beaucoup qui continuent à s’hypnotiser sur l’aspect illusionniste des
images hyperréalistes. On se sent en quelque sorte complexé devant ce retour en
force du figuratif. L’on oublie qu’il y a dans l’hyperréalisme beaucoup des
qualités de l’illusionnisme ce qui est beaucoup plus important.
Les
termes hyperréalisme, superréalisme ou photoréalisme (aux Etats unis) peuvent
être indifféremment employés pour désigner l’art hyperréaliste.
Les
artistes contemporains n’ont jamais tant abusé du mot « travail » que
depuis qu’ils ne font rien et n’ont jamais tant aligné la liste de leurs
« travaux » que depuis que ceux-ci se sont réduits à des gestes le plus
souvent passablement dérisoires et vains, comme d’envoyer des textes par la
poste ou de coller des bandes verticales sur des murs. Alors en ce retournement
nécessaire qui s’opère aujourd’hui, voit-on, comme réagissant contre cet oubli
du corps dans lequel l’art s’est enfoncé, l’œuvre s’étant à ce point
dématérialisée qu’elle exclut toute maîtrise ou tout simplement tout
savoir-faire, l’artiste revenir derechef vers le corps en particulier dans ses
deux formes extrêmes, inversées mais complémentaires, que sont le body-art et
l’hyperréalisme…Ainsi pour appliquer son pouvoir l’artiste hyperréaliste
aurait-il besoin de ces prolongements artificiels des membres que sont le
pinceau, le couteau à palette, l’aérographe, désormais compliqués de toute
cette prothèse que sont l’appareil photographique, l’appareil de projection ou
l’épiscope, le tout consistant toujours, de toute façon, à redoubler, prolonger
ou projeter une image de soi vers le monde, c’est-à-dire d’établir un pont
entre l’organisme et sa réalité, à ré instaurer, toujours, l’image d’un
adorable leurre.
L’hyperréalisme renonce à s’affranchir des
contraintes et des limites de la technique.
Bien
au contraire il retourne vers la peinture de chevalet. Il rétablit les procédés
de la peinture conventionnelle tout en vidant celle-ci de son contenu.
Ce
retour passionné à l’acte pictural s’est fait jour pendant une période
d’abstinence picturale pendant laquelle les critères techniques et les critères
d’appréciation se sont perdus.
Une des caractéristiques majeure de l’hyperréalisme
est la représentation fréquente en gros plan et très détaillée d’une partie
d’un ensemble (Sharp focus).
L’agrandissement démesuré d’un sujet est une autre
forme d’abstraction : en séparant celui-ci de la réalité ordinaire il lui
confère une nouvelle identité
( Gigantic scale).
Les
peintures souvent de très grand format, font alors surgir des formes abstraites
ou des constructions imaginaires qui révèlent quelque chose de l’ordre caché de
l’environnement quotidien.
Les
peintres s’attachent ainsi à faire apparaître diverses formes tirées des
profondeurs de l’image et l’on est frappé par l’impression que corrélativement,
les objets, les scènes familières deviennent des « miniatures du
monde ».

Fig. 2. Jacques Bodin, Oranges, Huile sur toile, 1998, 140/140
cm
Nous
sommes redevables de l’expression Sharp focus à Sydney Janis qui l’a utilisée
pour la première fois comme titre d’une exposition d’hyperréalistes dans sa galerie
de New York en 1972. Il voulait opposer le Sharp focus au Gigantic scale titre
qu’il donnera à sa seconde exposition réaliste.
L’historien
de l’art américain Hal Foster, qui a appliqué dans son ouvrage intitulé The
Return of the Real(1996), la division psychanalytique tripartite de la réalité
énoncée par Jacques Lacan – le réel, le symbolique et l’imaginaire – considère
l’hyperréalisme( qu’il préfère appeler « superréalisme ») comme
engagé dans une quête hyperbolique de l’apparence dont le but est de masquer
une réalité refoulée. Le réel appréhendé de ce point de vue psychique est une
zone d’obscurité située au cœur de l’existence, que nous souhaitons éviter et
qui ne peut être représentée.
Selon
Foster, de par l’angoisse que traduit son intérêt pour les surfaces brillantes
et réfléchissantes, l’hyperréalisme exprime ce qu’il tente de dissimuler.
Hyperréalisme et trompe
l’œil
Confronté
à une peinture hyperréaliste, vous n’avez pas l’illusion de regarder une moto,
une vitrine de magasin, un flipper ou des bouteilles de ketchup.
Peu
importe la précision avec laquelle les motifs sont reproduits, vous savez que
vous êtes devant une image.
Le
contexte n’est pas le bon, l’échelle est disproportionnée, le langage visuel
est celui de la photographie.
L’envers de
l’hyperréalisme : l’abstraction ?
Les
peintres hyperréalistes ont été influencés par les expédients utilisés par les
peintres abstraits : agrandissement ou distorsion de l’échelle, uniformité
de la surface, gigantisme des œuvres, prééminence de l’image.
Par
exemple le fait de traiter un sujet en isolant certains fragments de leur
contexte et en les reproduisant agrandis de façon mimétique leur confère une
identité propre avec souvent une forte charge d’abstraction.
Ceci
se vérifie tout particulièrement sur certains détails de tableaux de Chuck Close
qui se révèlent à l’observation des toiles abstraites.

Fig.
3. Chuck Close, Kiki, 1993
L’agrandissement
d’une partie de pneu chez Don Eddy devient un simple croisement de lignes plus
proche de Stella que de l’hyperréalisme.
La
froideur attribuée à la sensibilité hyperréaliste correspond à une manière
abstraite de voir les choses sans commentaires et sans engagement.
L’hyperréalisme
est plein de références à la peinture abstraite ainsi qu’en témoignent les
compositions de Cottingham, de Blackwell, de Bowen ou de Detrait en Europe.
Même
l’apparente frontalité d’Estes ou de Goings est composée et traitée dans un
sens abstrait. Les reflets sont souvent utilisés, chez Pelizzari par exemple,
comme éléments abstraits comme le sont les barrières et les lignes de
stationnement dans l’œuvre d’Eddy.
De
fait certains peintres hyperréalistes sont devenus abstraits et parfois les 2 à
la fois (Gerhard Richter).
La
façon dont certains artistes préparent le sujet qu’ils vont reproduire est
influencée non seulement par l’art abstrait mais aussi par le travail
conceptuel.
Ainsi
Stephen Posen prépare-il des sculptures à grande échelle au moyen de boites et
d’étoffe qu’il reproduit ensuite fidèlement. On retrouve cette phase
exploratoire qui consiste à faire des installations préalables à l’exécution de
leurs toiles chez nombre d’artistes.
Une critique absente ?
L’hyperréalisme
est l’un des rares récents courants innovateurs à bénéficier d’un large succès
public, du moins aux Etats-Unis.
Il
a fait l’objet de nombreuses expositions dans de nombreux pays et quelques
ouvrages lui ont même été consacrés (cf. bibliographie)
Cependant,
en dépit d’un succès populaire certain, l’hyperréalisme s’est heurté à une
relative indifférence des critiques et des institutions.
Quand
les conceptualistes ont abandonné les outils et les supports traditionnels au
profit des performances et des installations, d’autres artistes, en réaction,
sont retournés dans les ateliers.
Pour
la communauté critique, ceci a constitué un contre-choc révolutionnaire avec
des implications beaucoup plus choquantes que celles provoquées par la plus
iconoclaste des stratégies développées par les Conceptualistes.
D’où
un certain malaise entre le mouvement hyperréaliste et la critique.
L’hyperréalisme
est une forme d’art exigeante et les peintres passent le plus clair de leur
temps à peindre dans leurs ateliers ce qui laisse peu de disponibilité pour
alimenter en informations la réflexion des médias et des critiques.
De
plus les peintres hyperréalistes ont laissé au placard un certain nombre
d’attributs propres aux acteurs du grand Art tels que le culte de la
personnalité, le mythe du génie individuel, la démarche
élitiste, ésotérique ou transcendantale.
Ils
déjouent le sens commun qui veut que l’art soit une activité séparée,
originale, surtout pas quelconque et que l’artiste soit engagé corps et âme
dans une mystérieuse recherche de vérité et d’absolu et ainsi sapent
l’autorité des médias et des systèmes de mise en spectacle de la réalité.
La
figure du créateur s’efface au profit de celle plus modeste du passeur.
Ceci
étant, ce phénomène s’inscrit plus largement dans la perte de statut de la
peinture : la critique ou les commissaires des plus importantes
manifestations internationales ont intégré dans leur discours une idée de la
peinture comme activité passéiste au profit d’expressions telles que la vidéo,
la performance ou paradoxalement la photographie qui leur semblent plus
pertinentes. En dépit du relatif dédain
affiché par la critique au jour le jour, les historiens d’art ont commencé à
intégrer le mouvement dans leur réflexion. Ainsi des ouvrages lui sont-ils
entièrement consacrés (Louis K. Meisel, John Arthur, Linda Chase,
Christine Lindey, Edward Lucie Smith).

La
vogue de l’hyperréalisme a pu faire croire à une renaissance de la figuration,
alors qu’il ne s’agissait que d’un prolongement logique de la tradition
réaliste américaine. Les Etats-unis ont connu jusqu’au Pop art, qui
chronologiquement a précédé l’arrivée de l’hyperréalisme, nombre de démarches
figuratives telles celles d’Edward Hooper, Charles Sheeler ou Andrew Wyeth.
Le
pop art avec ses antécédents néo-dadas a constitué à la fois la synthèse du
courant réaliste et du courant abstrait et l’apothéose dithyrambique de
l’american way of life. A vrai dire il constitue l’un des points culminants du
réalisme américain et l’esprit des Wesselmann, Rosenquist et Oldenbourg est
fondamentalement celui des Demuth ou des Nigel Spencer. Ce style 100% américain
atteint son apogée au moment où le monde entier subit la fascination de
l’Amérique, copie son genre de vie, et son folklore urbain, se passionne pour
ses mythologies quotidiennes, du western à la chanson, adore ses idoles, imite
ses voyous au grand cœur.
La
nature américaine d’un Raushenberg ou d’un Warhol s’identifie aux archétypes du
folklore moderne international, elle illustre l’entière hiérarchie des valeurs
d’une civilisation planétaire.
En
reportant l’attention sur l’environnement urbain, sur le pouvoir de fascination
de l’image diffusée en série par les médias modernes, les pop artistes ont
revalorisé la figuration qui alors semblait être le lot presque exclusif des
peintres académiques.
D’autre
part, à cette même époque, l’image de l’Amérique tendait inexorablement à
l’effritement et après avoir imposé sa loi au monde, la peinture américaine est
rentrée chez elle et au terme de cette introspection objective, s’est
retrouvée, à travers l’hyperréalisme, telle qu’elle a toujours été,
régionaliste, terrienne ou industrielle, inexorablement enracinée dans la
réalité physique et humaine. (8)
En
réalité peu d’artistes hyperréalistes pensent avoir subi l’influence directe du
Pop art et parmi les artistes pop, seul James Rosenquist fait figure de
référence.
Cependant
les hyperréalistes reconnaissent leur dette à l’égard du pop art qui a ouvert
la voie au traitement des sujets banals et qui a rendu possible une peinture
figurative sans référence au passé, aux vieux maîtres et aux considérations
académiques.19
L’hyperréalisme
a emprunté au pop art l’iconographie de la vie quotidienne. Il célèbre l’image
banale et banalise l’image culturelle.
L’hyperréalisme
américain est généralement considéré comme étant un style mécanistique et
il n’est pas surprenant de constater que nombre de peintres sont fascinés par
les automobiles ( Don Eddy, Robert Bechtle, John Salt, Ralph Goings, Ron
Kleemann), les motos ( David Parrish, Tom Blackwell, les avions (Chriss
Cross, Tom Blackwell), les usines ( Randy Dudley), les vues urbaines
(
Richard Estes, Noël Mahaffey, Robert Gniewek, David Cone, Anthony Brunelli, Bertrand
Meniel).
Tous
ces thèmes relèvent du folklore urbain dans ses aspects les plus
universellement reconnus. La société de consommation bat son plein, elle a
revêtu ses habits du dimanche : les restaurants sont propres, les rues
sont nettoyées, les néons brillent de tous leurs tubes, les motos sont
clinquantes. Rien n’a été oublié par les produits détergents pas même les
carrosseries dans un cimetière de voitures. Tout est révélé avec une grande
netteté comme s’il s’agissait de la promotion publicitaire d’un produit bien
emballé ou de cartes postales éditées par un office de tourisme.69
C’est
cet aspect de l’hyperréalisme, mécanique mais réducteur, qui a été reconnu
par le grand public et diffusé dans les médias.
Dans
cet art, l’écriture personnelle est le plus souvent absente, l’atmosphère
réduite au minimum et le sujet ramené au quotidien, l’artiste confirmant
sa personnalité par un thème caractéristique. C’est ce que Peter Sager appelle
leur marque commerciale (10).
Cet
hyperréalisme radical, loin de se répéter, s’est perfectionné pour atteindre un
paroxysme technique dans les dernières œuvres de Charles Bell ou de Richard
Estes pour ne citer qu’eux.
Cependant
d’autres artistes ont su négocier des ruptures dans les thèmes, les sujets, en
prenant une certaine distance avec ce coté hypertechnique et glacé.
Ainsi
la représentation des visages de Chuck Close, des corps de John Kacere, des
chevaux de Richard Mac Lean ou les scènes de la mythologie reproduites par John
Clem Clarke appartiennent eux aussi de plein droit à la peinture hyperréaliste.
Il
en est de même des paysages de Ben Schonzeit ou des intérieurs de Jack
Mendenhall ou Douglas Bond
ou
des intérieurs de Jack Mendenhall.
Les
œuvres de Don Eddy, d’Audrey Flack, de Ben Shonzeit, de Chuck Close font état
de la plus grande liberté thématique et témoignent que le langage hyperréaliste
n’est pas un système clos et figé comme pourrait le laisser penser une lecture
simpliste et partisane.
Fig. 6. Frantz Gertsch, Grasser I ,
1995-1996
S’il semble aventureux de rallier ces artistes sous
une bannière commune et improbable d’un hyperréalisme européen, il faut leur
reconnaître une sensibilité et une technique très proche de celles des artistes
américains.
C’est
moins l’aspect visuel de l’entourage quotidien et urbain qui retient leur
attention que l’aspect tactile des éléments.
Ainsi Tschang Yseul Kim qui reproduit des gouttes
d’eau, Kim Chang–Young qui s’intéresse aux empreintes de pas dans le sable
ou bien encore Ko Young - Hoon qui reproduit des pierres posées sur des pages
d’écriture.
D’autres
artistes sont plus proches d’un hyperréalisme orthodoxe tels Hilo Chen, Chan
Kin Chung ou Christopher Hamon Cheung.
Ces
derniers sont venus exercer leur talent aux Etats-unis ou en Europe.
