L'aiguillage,1981,
Huile sur toile, 60.9/91.4cm.
Yvette
Froment a d'abord enseigné pendant plusieurs
années avant de décider de réorienter
sa carrière dans le domaine artistique. C'est
à cette époque que s'est manifesté
son intérêt pour la peinture hyperréaliste.
Elle peaufine sa technique au cours des premières
années de sa carrière en démontrant
une capacité de traiter efficacement une
grande variété de thèmes. Elle
s'intéresse de façon particulière
au monde des enfants, au monde du travail et au
milieu rural. Ses sujets sont présentés
avec une rigueur dénuée d'émotions
personnelles dans une optique sociologique. L'évolution
de l'artiste se manifeste dans le traitement parfois
audacieux d'une image toujours réaliste.
Puis elle amorce, en dehors du courant hyperréaliste
américain, une démarche personnelle
qui est focalisée sur le gros plan ou des
détails qu'elle aborde avec une touche propre
à l'art contemporain.
Yvette Froment a toujours été fascinée
par les textures, notamment celles de la pierre.
C'est ainsi que des carrières québécoises
elle est passée naturellement aux pavés
de Paris, où elle vit de 1989 à 1992.
Tout en demeurant réaliste, son uvre
s'inscrit de plus en plus dans le courant de l'art
contemporain par le traitement des sujets : superposition
d'images, répétition de détails,
insertion de dessins, intégration de l'encadrement
dans l'uvre et utilisation de nouveaux supports,
tels des boîtes et des structures de plexiglas.
L'artiste trouve maintenant son inspiration dans
de nouveaux lieux : Baie-St-Paul, ville de sa résidence
principale, et la Floride où elle séjourne
pendant l'hiver. Elle y découvre une lumière
différente, la mer, le sable, ainsi qu'une
faune et une flore caractéristiques. Elle
commence alors une nouvelle série d'uvres
portant sur des analogies fleurs-animaux.
Elle poursuit sa recherche sur les analogies en
étendant graduellement son champ d'étude.
Des thèmes floridiens, de la confrontation
fleurs-animaux, elle passe à une comparaison
de dessins préhistoriques tirés des
grottes de l'époque magdalénienne
avec des animaux contemporains. Débute ensuite
une nouvelle phase axée sur le trompe-l'il.