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APPEL A TEXTES
Trois thèmes
sont proposés:
Existe
t-il un hyperréalisme français ?
Dans sa version américaine l’hyperréalisme
est encore et toujours un art de transposition.C’est moins
au niveau des sources qu’au niveau du saisissement que les
artistes européens marquent leur profonde spécificité.
Selon Bernard Lamarche –Vadel: « … à
la réussite brillante et close de la duplication d’un
instantanné de l’hyperréalisme, Hucleux oppose
la mélancolie européeenne d’un objet incommensurable
à la conscience qui tente de se l’approprier. Epuisante
approche d’une ressemblance, d’un ajustement, d’une
gémellité des essences, de la puissance du double,
pour autant qu’à la réalité du référent
des motifs doit correspondre la réalité équivalente
d’une présence ressuscitée par la représentation
»
Au travers de l’œuvre de 3 artistes hyperréalistes
français( François Bricq, Jean Bernard Pouchous,
Jacques Bodin), il conviendra de tracer les contours d’une
tendance hyperréaliste française voire européenne.
3 reproductions caractéristiques sont jointes pour information.
Pour plus de détails, consuter les pages consacrées
sur le site à ces artistes.
Pour de plus amples renseignements: hyperreal@hyperrealism.net
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François
Bricq"point de fuite", 130/130 cms, Huile sur
toile |
Jacques
Bodin "De dos", 1995, Huile sur toile, 185/150
cms, |
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Jean
Bernard Pouchous, Série naturalisme sexe n°4,
1979, Huile
sur toile, 195/130 cms |
L’hyperréalisme
reproduction mécanique de la réalité ?
Toute la peinture hyperréaliste a affaire avec une réalité
de seconde main, une réalité remaniée, remaniée
d’abord par la photographie et ensuite par la reproduction
sur la toile.
Deux circuits se croisent constamment, celui de la photo et celui
des sujets représentés. Car la photographie joue
le rôle d’intercepteur. Elle tend un piège
dans lequel la réalité se fige. Ensuite l’objet
est réanimé, il retrouve sa respiration initiale,
mais l’équation mathématique entre la réalité
et la fiction est rompue.
Prétendre que la peinture hyperréaliste se contente
de reproduire la réalité est un contresens puisque
l’image relègue bien souvent la réalité
au second plan.
L’hyperréalisme
est-il trop propre ?
C’est cet aspect de l’hyperréalisme, mécanique
mais réducteur, qui a été reconnu par le
grand public et diffusé dans les médias.
Dans cet art, l’écriture personnelle est le plus
souvent absente, l’atmosphère réduite au minimum
et le sujet ramené au quotidien, l’artiste confirmant
sa personnalité par un thème caractéristique.
C’est ce que Peter Sager appelle leur marque commerciale.
Loin de faire l’unanimité cet aspect radical est
raillé par toute une frange de la critique.
« Où est la neutralité de cette peinture
et de ces peintres qui ignorent systématiquement toute
une partie de leur environnement (pour ne parler que de lui) et
que leur objectivité conduit à ne voir que des murs
neufs et nus, de la terre ratissée, des vitres immanquablement
propres, des moteurs toujours
neufs ? » s’exclame Desmonde Vallée.
D’autres peintres ont su négocier des ruptures dans
les thèmes, les sujets, en prenant une certaine distance
avec ce coté hypertechnique et glacé.
Ce qui différencie ces artistes des autres hyperréalistes
c’est qu’ils ne se soucient pas de noter la banalité
complexe des snack-bars, des semi-remorques, des rues de banlieues,
des cinémas provinciaux, des rodéos qu’ils
représentent. Ils ont investi d’autres champs d’investigation
artistique.
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